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  • 23 juin 2024
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Vaccination des 12/17 ans : une campagne offensive !

Vaccination des 12/17 ans : une campagne offensive !

Depuis mardi 15 juin, la campagne de vaccination est lancée pour les adolescents et celle-ci se déroule de manière très active.
Nous avons fait le point sur les différents moyens mis en oeuvre cette semaine, notamment par l'Éducation nationale...

Une vaccination en accéléré

Sans tenir compte de l'avis du Conseil Consultatif National d'Ethique (CCNE) et sans attendre sa réponse, le mardi 15 juin, le gouvernement a décidé, à la hâte, d'ouvrir dès maintenant la vaccination des adolescents (12-17 ans).

Le CNNE ayant pourtant dans son communiqué de Presse du 9 juin bien précisé que : « La question se pose donc d’ouvrir la vaccination à une partie de la population plus jeune qui n’est que peu affectée par des formes sévères de la Covid-19. Il s’agit là d’une question soulevant des enjeux éthiques pour laquelle le ministère des Solidarités et de la Santé a souhaité recueillir l’avis du CCNE le 27 avril 2021 ».

◆ La campagne de vaccination s'invite sur les bancs des collèges et lycées

Le ministère de l'Éducation nationale recommande aux professeurs d'organiser des débats sur la vaccination. Cette recommandation s'appuie sur une affiche dont le message est complètement orienté : « Collégiens, lycéens, personnels : Pour un été et une rentrée en toute sérénité, on se fait vacciner ! »


◆ Qu'en est-il dans les salles de classe ?

Un exercice, sous forme de QCM, distribué en cours par des professeurs de SVT (Sciences et Vie de la Terre) que nous a transmis l'une de nos journalistes apporte encore un peu plus de confusion dans la tête des jeunes puisque celui-ci porte sur des questions/Réponses en lien avec « les vaccins connus »dont la définition est : « Substance d'origine microbienne (microbes vivants atténués ou tués, substances solubles) qui, administrée à un individu ou à un animal, lui confère l'immunité à l'égard de l'infection déterminée par les microbes mêmes dont elle provient et parfois à l'égard d'autres infections » et non sur un vaccin à ARN-messager comme celui de Pfizer : Comirnaty, le seul autorisé pour leur tranche d'âge, à l'heure actuelle, en France.


◆ Des ressources pour convaincre

Le site de l'Éducation nationale EDUSCOL a mis à disposition 2 documents pour guider les professeurs dans ces débats (d'une à deux heures), organisés pendant le temps scolaire, ainsi qu'une vidéo du Dr Alain Fischer, professeur d'immunologie pédiatrique et chercheur en biologie français. Il s'agit, par ailleurs, d'un médecin qui considère que vacciner les adolescents est « un impératif arithmétique » et qu'il « "faut vacciner 90 % des 12 à 100 ans" pour parvenir à l’immunité de groupe », comme le rapporte un article du Monde du 13 juin dernier.


◆ Sans états d'âme...

Le premier document, « guide pour organiser un débat » indique : « Pour les élèves, le débat se construit autour de la difficulté, suscitée par la polémique médiatique de ces dernières années, de décider de se faire vacciner soi-même ou, lorsqu’ils seront parents, de la nécessité de se conformer à l’obligation de faire vacciner leurs enfants ou de le décider lorsque cela n’est pas obligatoire. Les situations et expériences proposées mettent en scène des personnages avec ou sans états d’âme vis-à-vis de la vaccination. Les différents cycles du débat aident les élèves à réfléchir aux problèmes et à reconsidérer leurs opinions. La structure leur montre également comment élaborer une discussion et argumenter leurs opinions sur des bases factuelles, leur permettant de se familiariser avec la notion de bénéfice-risque. Cette dernière leur permet d’exprimer leur consentement de manière éclairée dans la prise en compte de leur consentement vis-à-vis de la vaccination. Personnages pour accompagner le débat : Il y a en tout 8 personnages, 4 dans le groupe de personnages "Sans états d’âme" et 4 dans le groupe "Avec des états d’âme" ».

 

Nous pouvons voir dans ce tableau qu'il est question, par exemple, d'un militant anti-vaccins, d'un statisticien et d'une jeune fille qui n'aurait pas été vaccinée contre le HPV (papillomavirus). Une autre vaccination qui pose d'ailleurs question et pour laquelle nous avions déjà écrit un article.

De plus, des arguments visent à orienter le débat :
- « Pensez-vous que la vaccination est une question qui ne concerne que la personne vaccinée, ou qui concerne l’ensemble de la population ? Pourquoi ? »

-  « Comme cela est expliqué à la partie suivante, les mouvements anti-vaccins nés de la controverse entourant le vaccin ROR se sont donc emparés de la question du vaccin contre la COVID-19, amenant à la circulation « d’infox, de fake news, » comme celles portant sur les nanoparticules de 5G, pour n’en citer qu’une. L’accroissement majeur des infox et des fausses informations a d’ailleurs conduit beaucoup de médias traditionnels, comme l’AFP avec Factuel ou le Monde avec ses Décodeurs du Monde , à effectuer un travail de vérification factuelle sur certaines fausses informations autour du vaccin contre la COVID-19. Par exemple, Les Décodeurs du Monde publient un article le 26 mai 2021 concentré sur le vaccin et sur les fausses informations qui circulent à son sujet. Par exemple, une infox originaire d’une vidéo « virale » prétend que les vaccins anti COVID causent des AVC, mais cette information est démontrée non fondée par les Décodeurs. Néanmoins, l’opinion publique sur les vaccins évolue positivement, comme le montrent les derniers résultats de l’enquête CoviPrev de Santé publique France. En effet, si les non-intentions certaines de se faire vacciner étaient d’un peu plus de 20% des personnes interrogées en novembre 2020, elles étaient de 11% en mai 2021. »

-  « Risques concernant le vaccin chez les 12-18 ans : Les données concernant la tolérance du vaccin (obtenues chez les 2 260 adolescents âgés de 12 à 15 ans) sont globalement satisfaisantes.  La plupart des effets indésirables rapportés chez les adolescents étaient les mêmes que chez les adultes et consistaient en des manifestations locales (douleur au point d’injection) ou des symptômes généraux (fatigue, céphalée, frissons, douleurs musculaires, fièvre), d’intensité légère à modérée. Aucun effet indésirable considéré comme grave en rapport avec le vaccin n’a été rapporté. »

◆ Avec états d'âme...

La fiche d'aide aux professeurs termine tout de même sur ces informations : « Il n’y a pas encore de données concernant l’exploration de l’efficacité du vaccin chez les 12-18 ans sur la transmission virale. Il n’y a pas encore de données disponibles concernant l’efficacité sur les formes graves de COVID-19 chez les enfants, notamment le "syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique" (MIS-C ou PIMS). L’efficacité du vaccin Comirnaty® pour les 12-15 ans sur les différents variants circulants actuellement n’a pas encore pu être évaluée ». (...)

Telle la notice d'un jeu de rôles grandeur nature, le second document : « Cartes pour animer le débat Vaccination » nous détaille les différents profils des personnages avec ou sans états d'âme sur la vaccination. Les descriptions reflètent, de manière non dissimulée, une orientation pro-vaccinale. Pour exemple, voici quelques extraits :
- Le Philosophe : « Je suis un philosophe et je réfléchis aux problèmes moraux posés par la santé et la médecine. Tous les philosophes ne seraient pas d’accord avec moi, mais je pense qu’il faut mettre en avant l’intérêt collectif en ce qui concerne la vaccination. Si suffisamment de personnes sont vaccinées, alors TOUT LE MONDE profite de l’immunité de groupe. Je pense donc que c’est normal que chacun joue le jeu (à moins de raisons médicales contre-indiquant la vaccination). »
- Le médecin généraliste : « Bien que certains de mes patients aient peur des vaccins, moi, je suis pour ! »
- La jeune Fille non vaccinée contre le HPV : « Mes parents n’ont pas voulu que je sois vaccinée contre l’HPV. Ils ont entendu tellement de rumeurs contre les vaccins. Aujourd’hui j’ai 18 ans et c’est à moi de décider, et les informations que j’ai pu trouver me confortent dans le choix de me faire vacciner. »



- Le statisticien
: « Les statistiques sur les effets de la vaccination ont été réalisées sur de longues années et sur de grandes populations. Ces études montrent clairement une décroissance de la fréquence des infections et de leur mortalité avec la vaccination, ainsi que l’innocuité des vaccins. C’est dans cette même logique que nous pouvons espérer que l’épidémie de COVID-19 sera effectivement ralentie par la campagne de vaccination. »
- L'enseignante de SVT : « Les élèves ont besoin d’arguments solides concernant le rapport bénéfice-risque au sujet du vaccin antiCOVID-19. »
- Le globe-trotteur : « Après tout, mes vaccinations c’est mon problème, je ne vois pas pourquoi on exige ces vaccins. Je suis toujours en très bonne santé, je n’ai jamais rien attrapé en voyageant, je n’ai même jamais eu la COVID, ça veut dire que je ne risque rien. »
- Le militant anti-vaccins : « Et si jamais les effets secondaires des vaccins étaient pires que le virus en lui-même ? Selon cette vidéo que j’ai vue sur YouTube, le vaccin anti COVID causerait des AVC. J’ai moi-même eu la COVID, et je me porte très bien. Alors, pourquoi faire vacciner mes enfants ? »



- L'historienne
:  « Malgré ces succès et toutes ces vies sauvées, on assiste à un refus de la vaccination par certaines personnes qui préfèrent une approche « naturelle » de la maladie. »

◆ Roleplaying ?

Un article du Figaro indique, qu'à la surprise générale, plus de 62.000 rendez-vous pour des vaccinations d'adolescents ont déjà été réservés sur la plateforme Doctolib dès lundi 14 juin, soit un rendez-vous sur quatre destiné à un mineur.
« La tendance «va s'accentuer dans les jours à venir», a indiqué le site, qualifiant cette première journée de «très bonne surprise» révélatrice d'une «adhésion plus forte» que prévu des familles à la vaccination. »

 

Sources :

 


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