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  • 14 juillet 2024
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Ursula von der Leyen sera-t-elle vraiment réélue à la tête de la Commission européenne ?

Ursula von der Leyen sera-t-elle vraiment réélue à la tête de la Commission européenne ?

Tandis que la plainte pénale contre Ursula von der Leyen dans le cadre du SMSgate ne cesse de s’amplifier, le Conseil européen a décidé ce jeudi de renouveler sa confiance pour cinq ans à la présidente sortante de la Commission européenne. L’heure de la victoire n’a toutefois pas encore sonné pour celle qui avait été élue de justesse par les eurodéputés en 2019.

◆ Frédéric Baldan, le Belge qui a déclaré la guerre à Ursula von der Leyen

Le citoyen et lobbyiste belge Frédéric Baldan a fait son maximum pour que la candidature d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne ne puisse être recevable. En vain.

Avec son avocate, Me Diane Protat, il avait assigné en référé le 21 juin dernierle Parti populaire européen (PPE) pour que celui-ci soit condamné par la justice à retirer la candidature de la dirigeante allemande, en raison des multiples entorses éthiques dont celle-ci s’est, selon eux, rendue responsable au cours de son mandat écoulé : violation de plusieurs traités européens, du code de conduite des commissaires européens, du code de conduite des membres du PPE.

◆ Risque des représailles pour le lanceur d’alerte

À titre personnel, l’intérêt à agir de Frédéric Baldan est également d’éviter tout risque de « représailles » de la part d’Ursula von der Leyen si elle est reconduite dans ses fonctions, compte tenu de la procédure pénale avec constitution de partie civile qu’il a engagée contre elle, dans le cadre du SMSgate (ou Pfizergate).

S’estimant lanceur d’alerte, Frédéric Baldan a réclamé le droit à être protégé, d’autant plus qu’il a déjà subi des entraves à l’exercice de son métier depuis le lancement de la procédure. Dans une interview accordée le 26 juin 2024 à la chaîne belge LN24, il explique avoir été l’objet d’un « contrôle qualité de [ses] données de déclaration », qui a conclu que ses données étaient « incohérentes », alors que le lobbyiste certifie qu’il déclarait les mêmes depuis six ans sans aucun problème. Depuis, il a perdu ses badges d’accès aux institutions européennes et il lui est interdit d’entrer en contact avec des fonctionnaires ou des décideurs de l’UE.

◆ Une décision de justice sous influence ?

Dans sa décision du 26 juin, la juge du tribunal de première instance francophone de Bruxelles n’a pas donné raison à Frédéric Baldan, estimant que son statut de lanceur d’alerte n’était pas établi et qu’il lui revenait d’en apporter la preuve. Mais selon Me Diane Protat, également interrogée par LN24, « c’est le critère de sérieux de la plainte » déposée par son client qui « déclenche le mécanisme de protection des lanceurs d’alerte ».

Or, des centaines d’autres plaignants, dont des associations, des partis politiques, des députés et des États membres, se sont déjà joints à cette plainte, ce qui la rend tout à fait sérieuse a priori. « Je pense qu’on va atteindre les mille plaignants à l’heure où je vous parle », a même ajouté Frédéric Baldan sur le plateau de LN24, avant d’annoncer qu’il allait faire appel de cette décision qui est, de son point de vue, plus politique qu’impartiale sur le plan du droit.

◆ Le choix du Conseil européen dénoncé par l’Italie et la Hongrie

Pendant ce temps, les dirigeants des États membres se sont mis d’accord ce jeudi 27 juin, lors d’un sommet, pour reconduire la candidate du PPE à la tête de la Commission européenne, faisant manifestement fi de la procédure pénale en cours contre elle.

Cette désignation, accompagnée du choix des commissaires qui occuperont les postes clés de l’UE, a cependant provoqué quelques remous du côté de la dirigeante italienne Giorgia Meloni et du Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Selon la dépêche AFP reprise par plusieurs médias, dont CNews, la cheffe du gouvernement italien a dénoncé une « oligarchie » et déploré avoir été mise à l’écart des négociations entre les trois groupes politiques du Conseil européen. Son homologue hongrois a, de son côté, fustigé un arrangement « honteux » et « une coalition de mensonges » entre la droite traditionnelle, la gauche et les libéraux. Précisons que la Hongrie est l’un des États, avec la Pologne, qui se sont associés à la plainte de Frédéric Baldan.

◆ L’approbation du Parlement loin d’être gagnée

Sans grande surprise, le président français Emmanuel Macron a, pour sa part, salué le choix de reconduire Ursula von der Leyen à son poste pour un nouveau mandat de cinq ans. Cependant, tout n’est pas encore joué et il reste une ultime étape à franchir pour la candidate allemande : recevoir l’approbation du Parlement européen à la majorité absolue. « L’issue de ce vote, attendu mi-juillet, est incertaine, l’habituelle coalition des eurodéputés conservateurs, socialistes et libéraux ayant été affaiblie lors des élections du 9 juin dernier », souligne l’article de CNews.

Sans oublier qu’en 2019 déjà, Ursula von der Leyen n’avait été élue présidente de la Commission européenne que grâce à une courte majorité de neuf voix. Une « victoire sans souffle », avait titré Le Figaro à l’époque. Cinq ans et quelques casseroles plus tard, même soutenue par le Conseil européen, rien ne dit que la candidate du PPE ne sera pas cette fois complètement asphyxiée.

Article par Alexandra Joutel

(Image principale par NakNakNak de Pixabay )

 


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